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lundi 14 novembre 2011

El Othmani, M’Fadel, Atouani et Jmahri en course à Mohammedia

Des personnalités politiques pesantes se présentent dans la circonscription de Moham-media qui comprend trois sièges.

A Mohammedia, la campagne électorale pour le scrutin du 25 novembre sera rude. Des personnalités politiques expérimentées et pesantes se présentent dans cette circonscription qui comprend trois sièges. Parmi les plus en vue, on cite Saâd-Eddine El Othmani, l’ancien secrétaire général du Parti justice et développement, Mohamed M’Fadel, l’actuel président du conseil de la ville de Mohammedia, qui y représente le Parti authenticité et modernité, ainsi que Abdelhamid Jmahri, membre du bureau politique de l’Union socialiste des forces populaires et directeur de publication du quotidien Alittihad Alichtiraki. Est également en lice Mohamed Atouani, ancien président du conseil de la ville de 2003-2009, du Rassemblement national des indépendants, et Ouahid Jamaï du parti de l’Istiqlal. Ainsi, chaque candidat a sa stratégie pour ces élections. «La ville de Mohammedia compte quelque 100.000 inscrits sur les listes électorales. Parmi ceux-là, on peut compter 20.000 électeurs qui se laissent séduire par l’argent. Moi dans ma campagne, je m’adresserai essentiellement aux 70.000 citoyens qui ont l’habitude de bouder les élections, pour faire basculer la masse», a indiqué à ALM Hamid Jmahri. Selon lui, sa devise principale lors de la campagne sera la lutte contre la corruption, l’amélioration de la gestion du bien public et le renouvellement des institutions. «Dans un contexte géostratégique inquiétant marqué par les révolutions arabes, ces élections sont l’occasion de trouver des solutions pacifiques et politiques afin d’améliorer la situation de la population et lui redonner espoir», a souligné M. Jmahri. Pour sa part, Saâd-Eddine El Othmani a estimé qu’il va faire une campagne positive, basée non pas sur la critique de ses adversaires mais sur un programme détaillé et communiquera aux habitants ce qu’il pourra apporter à leur ville. «Actuellement, je suis en pleine préparation d’un programme pour les meetings et pour établir un maximum de contacts avec les habitants de la ville. Je me focaliserai sur les réels problèmes de la population de Mohammedia, notamment l’environnement», explique M. El Othmani. Mohamed M’Fadel, le candidat PAM, a quant à lui indiqué que sa campagne se basera sur son bilan «positif» à la tête du conseil de la ville. Un mandat qu’il estime marqué par le développement de l’activité économique suite aux efforts fournis pour l’aménagement d’un nouveau quartier industriel de la ville, ainsi que la signature de plusieurs partenariats avec des villes étrangères et la réalisation de la majorité des projets décidés par le conseil de la ville. Dans ce cadre, M. M’Fadel a mis en avant l’augmentation progressive du budget de la ville de 122.987.178 DH en 2009 à 176.324.700 en 2011, expliquant cette augmentation du budget de la commune par la bonne gestion du bien public et la gouvernance en ce qui concerne les finances et les dépenses publiques.

source : http://www.portail-femme.com/actualites/au-feminin/6313-660387666

lundi 31 octobre 2011

Mohammedia : 8 Milliards de DH injectés dans la zone industrielle


  • PLUS DE 1.200 NOUVEAUX EMPLOIS PRÉVUS
  • LA COMMUNE LANCE LA CESSION DE 6 HA DE TERRAINS RÉPARTIS EN 34 LOTS
  • LES INDUSTRIELS AURONT 24 MOIS POUR RÉALISER LEURS PROJETS
Avis aux investisseurs porteurs de projets industriels. Il ne reste plus que 11 jours pour retirer les dossiers de demande d’attribution de lots de terrains dans la zone industrielle sud-ouest de Mohammedia. Cette opération, lancée depuis jeudi 20 octobre par la commune urbaine, concerne une superficie totale de près de 6 hectares répartis en 34 lots de 320 à 4.300 m2 chacun. 
Une journée de sensibilisation organisée par la commune et la délégation préfectorale du Commerce et d’Industrie en collaboration avec la société Samir a réuni les porteurs de projets et les acteurs intéressés par la promotion de l’investissement. «A travers ce projet lancé puis bloqué depuis deux ans déjà, nous visons à promouvoir l’investissement et l’emploi et améliorer les recettes fiscales de la ville», indique Mohamed M’fadel, président de la commune urbaine de Mohammedia. Et d’ajouter que «l’installation de nouvelles entreprises dans cette zone devrait générer des investissements de 8 milliards de DH et créer plus de 1.200 emplois dont 25% destinés à la population de Mohammedia».
Les prix de cession de ces terrains varient entre 1.200 et 2.400 DH le mètre carré selon la superficie choisie. La déléguée du ministère du Commerce et d’Industrie à Mohammedia, Amina Ayouch, ne nie pas le fait que ces prix soient relativement élevés. «Les premiers lots de la zone industrielle ont été cédés à des prix variant entre 350 et 900 DH/m2, parce qu’ils étaient subventionnés par le Fonds Hassan II de développement économique et social», explique-t-elle. En tout cas, un cahier des charges, précisant les modalités d’attribution, les engagements et les conséquences de défaut de valorisation, a été élaboré pour garantir le bon déroulement de l’opération. «La priorité dans l’affectation de ces lots est accordée aux nouvelles créations et aux projets générateurs d’emplois», précise la responsable. «Trois mois après l’obtention du permis de construire, l’investisseur s’engage à réaliser son projet dans un délai ne dépassant pas 24 mois», est-il noté dans le cahier des charges. «Si l’acquéreur tarde à entamer les travaux, il sera soumis à une amende de 3% du prix de cession du terrain qui sera ainsi versée au profit du budget de la commune urbaine». 
Les 34 lots concernés par la cession font partie de la première tranche de la zone industrielle de Mohammedia (117 ha). Cette tranche de 58 ha est composée de 282 lots (350 à 4.000 m2) dont 40 appartenant à la commune urbaine. Ces derniers sont toujours en cours d’attribution. Les premiers lots sont aujourd’hui opérationnels et comptent 198 unités installées, portant le taux de valorisation de la zone à près de 95%. La deuxième tranche de la ZI s’étale sur 16 ha et a été cédée à Al Omrane. Elle est destinée à accueillir un cluster électronique. Quant à la troisième et dernière tranche (17 ha), elle est en cours d’études et a été tout récemment acquise par le ministère du Commerce et de l’Industrie.

La zone industrielle sud-ouest de Mohammedia sera étendue de quelque 6 hectares. L’installation de nouvelles entreprises devrait générer des investissements de 8 milliards de DH et créer plus de 1.200 emplois (Ph. CU de Mohammedia)
30% des unités spécialisées dans la chimie et parachimie

Erigée sur une superficie de 117 ha, la zone industrielle de Mohammedia compte actuellement 242 lots en activité. Ils sont occupés par 198 unités industrielles relevant de différents secteurs économiques. Selon les dernières statistiques fournies par la commune, 30% des entreprises installées sont spécialisées dans l’industrie chimie et parachimie, 29% opèrent dans l’industrie métallique et métallurgique et 16% dans l’industrie du textile et cuir.

source:http://www.leconomiste.com/article/888254-mohammediabr8-milliards-de-dh-injectes-dans-la-zi 

Mohammedia : Tecmed jette l'éponge

C'est désormais officiel. Le divorce est consommé entre la commune urbaine de Mohammedia et la société Tecmed qui vient de résilier son contrat en tant que délégataire chargée de la collecte et du traitement des déchets ménagers. Cette demande de résiliation ne remonte pas à hier puisque la société Tecmed, confrontée à des problèmes d'inaccessibilité de la décharge à Mohammedia, avait déjà envisagée cette sortie de crise le 23 mai dernier, note un communiqué de la société, ajoutant que la société avait peu après signé un avenant avec la commune urbaine pour déverser les déchets ménagers dans la décharge de la commune urbaine de Bouznika et ce, pour éviter la résiliation du contrat.

La société explique ce blocage par "l'inertie de l'autorité délégante". Une accusation que le Président de la Commune Urbaine de Mohammedia, Mohamed Mfadel, juge "infondée" et "inacceptable", rappelant que la commune envisageait bien avant de résilier le contrat avec Tecmed pour différentes raisons, entre autres, les retards et manquements enregistrés dans la collecte des détritus.

vendredi 21 octobre 2011

Tecmed tourne la page Mohammedia

Le bras de fer se poursuit entre un délégataire déçu et un opérateur déchu. Tecmed, en l’occurrence, vient d’annoncer la résiliation prématurée du contrat – finissant – de gestion déléguée de la collecte des déchets publics, le liant aux autorités locales de la ville de Mohammédia. Cette résiliation est intervenue à la date d’hier, selon une communication officielle de l’enseigne. «Depuis le vendredi 30 septembre 2011, la décharge de Bouznika est inaccessible. Le traitement quotidien des déchets du point de transfert situé à Mesbahia est complètement bloqué, sans qu’aucune solution ne soit encore proposée», argumente la direction de Tecmed. La filiale de la société espagnole Urbaser ne fait toutefois pas assez dans le détail, et manque de préciser la nature de ces «blocages». Joint au téléphone, le management nous explique qu’il s’agit en fait d’une «saturation de la décharge, ce qui oblige la société à arrêter ses activités au soir du 17 octobre, n’ayant reçu aucune suite de la part de l’autorité délégante pour surmonter ce problème». 

Quoi qu’il en soit, il faut savoir qu’il s’agit là de la seconde résiliation de contrat brandie en l’espace de six mois par Tecmed Maroc, et pour les mêmes causes. En effet, suite aux problèmes d’inaccessibilité de la décharge de la ville de Mohammedia – relatifs là aussi à une saturation - la société de collecte des déchets avait en effet émis une première résiliation en date du 23 mai 2011. «Pour éviter cela, Tecmed avait finalement pu signer un avenant avec la commune urbaine de Mohammédia pour déverser les déchets ménagers dans la décharge de la commune urbaine de Bouznika», explique-t-on auprès du management de l’enseigne, en rejetant la faute, évidemment, sur «l’inertie de l’autorité délégante».  Cela rejoint «des arriérés de plus de 60 millions de dirhams qui handicapent le fonctionnement optimal du service», dus par la Commune urbaine à Tecmed Maroc. Pour rappel, Tecmed ne devrait plus être délégataire du service de collecte des déchets pour la ville de Mohammédia à partir du 31 octobre prochain, date de fin du contrat de délégation en vigueur. Le relais devrait être pris par Sita El Beida, qui a été adjudicataire du nouvel appel d’offres lancé par les autorités locales de la ville, portant sur un contrat prévoyant un investissement global de 30 millions de DH sur les sept prochaines années.

samedi 15 octobre 2011

Mohammedia : c'est le «souk» au marché de Benyakhlef

Tous les dimanches, c'est la ruée vers le souk hebdomadaire de Benyakhlef, situé au niveau de la commune rurale du même nom, annexée en mars 2003 à Mohammedia. Ce marché traditionnel à caractère rural a beaucoup de succès pour ses multiples offres, mais il a aussi des inconvénients. Situé en plein centre de Benyakhlef, autour d'une importante agglomération, le souk qui ne cesse de s'agrandir engendre de nombreux problèmes liés à l'hygiène, à l'insécurité, à la circulation et à la protection de l'environnement.

Ce souk désorganisé, sans équipement adéquat, véhicule une image qui va à l'encontre de l'essor socioéconomique d'une région en pleine mutation.
Ce point noir exaspère les habitants qui revendiquent sa délocalisation à cause de la dégradation qu'il cause à l'environnement. Un petit tour au souk demande beaucoup de patience, car il est difficile de se frayer un chemin, du fait de la pagaille occasionnée par les charretiers, les conducteurs de voitures utilitaires, les bus, les taxis, les vélomoteurs, les cyclomoteurs, les camions, etc.

À longueur de journée, le décor ne varie pas, avec ses nuisances diverses suscitant la colère et le désarroi des riverains et des passants. Le centre de Benyakhlef est occupé dans sa majeure partie par le souk, la qualité des produits alimentaires exposés est plus que douteuse, certains présentant même des risques pour la santé des consommateurs et restent exposés à longueur de journée au soleil et dans la poussière. L'abattage se fait dans des conditions favorisant les risques sanitaires et d'hygiène. Les autres problèmes sont nombreux : la circulation et le débordement des vendeurs à l'extérieur du souk au niveau des accès des rues et de certaines habitations.
En fin de journée et le lundi matin, le spectacle est désolant avec des déchets partout jonchant le sol, aux alentours du souk et à proximité des habitations. Sur le plan environnemental, c'est une calamité. L'unique solution réside nécessairement dans le transfert du souk vers un emplacement plus adapté. Mais le problème qui retarde le projet de transfert est encore et toujours le foncier.

La commune rurale de Benyakhlef n'a pas de réserves foncières relevant de son patrimoine pour réaliser la délocalisation du souk. Le choix s'est alors porté sur un terrain de 13 hectares au lot Hay Mohammedia, à Aïn Tekki. Ces 13 hectares font partie d'une assiette foncière de 120 hectares mobilisés dans le cadre du programme «Villes sans bidonvilles» au profit du holding Al Omrane. Le terrain mobilisé est confronté à des contraintes d'urbanisme qui ne prévoient pas actuellement son ouverture à l'urbanisation. À noter que le foncier mobilisé se situe à Aïn Tekki, une zone rurale qui peut recevoir un équipement rural comme la création d'un souk comme nous l'a affirmé un responsable à la préfecture. À l'heure actuelle, aucune procédure d'acquisition du terrain proposé pour la réalisation du projet du nouveau souk n'a été entamée.

La commune de Benyakhlef

Le souk hebdomadaire de Benyakhlef, créé en 1984, génère plus de 2 millions de DH, soit environ 50% des recettes de la commune. En dépit de son impact socioéconomique, le souk est une véritable menace pour l'environnement et pose de nombreux problèmes de santé publique qui nécessitent son transfert vers un lieu plus adapté. Avec ses 14 935 habitants, la commune rurale de Benyakhlef, annexée en mars 2003 à la ville de Mohammédia, recèle de nombreux atouts notamment sa situation géographique particulièrement attractive.
Sa proximité des grandes villes et sa position de carrefour ont accéléré l'urbanisation de cette petite localité. Pour autant, les atouts de cette commune en pleine mutation ne doivent pas conduire à négliger les problèmes qui se révèlent d'ores et déjà et qui fragilisent son avenir. En dépit de cette proximité avec Mohammédia, la commune est confrontée à de grands problèmes qui entravent son développement et son épanouissement.

Le prix du foncier notamment ne cesse d'y augmenter en dépit de son statut de commune rurale. Cette hausse est une conséquence de divers facteur notamment l'accroissement des prix de l'immobilier dans les villes avoisinantes et l'insertion du centre dans un contexte régional à fort potentiel économique et sa proximité de voies de communication importantes vu sa situation sur l'axe Rabat-Casablanca. La pression sur le centre s'est traduite par une hausse des prix des terrains, ce qui a conduit à l'empiètement sur les terrains à vocation agricoles.

Repères

Les solutions :
  • Régler les problèmes qui fragilisent l'avenir de Benyakhlef.
  • Multiplier les efforts pour le transfert du souk.
  • Mobiliser le foncier pour la réalisation de projets utiles qui garantiraient l'essor socioéconomique de Benyakhlef.
  • Nouer des partenariats pour rendre la commune plus attractive.

source : http://www.lematin.ma/journal/Mohammedia_C-est-le--souk--au-marche--de-Benyakhlef/157630.html

vendredi 14 octobre 2011

أطفال الشوارع..الوجه المؤلــــم لمدينـــة المحمدية

نمر عليهم كل يوم... تعودنا علي رؤيتهم بملابسهم الرثة الممزقة التي لا تحمي من برد ولا حر ولا مطر وأجسادهم النحيلة جوعا وبؤسا وعيونهم الزائغة بحثا عن الأمان المفقود وخوفا ورعبا من مستقبل مظلم ، قد نري البعض منهم يبحث عن بقايا طعام فاسد كحياته الفاسدة في صناديق القمامة أو مستغرقا في نومه علي الرصيف.. نتأفف منهم ومن إلحاحهم.. أو نمصمص شفاهنا شفقة عليهم ثم نمضي ونعود إلي منازلنا نأكل ونحتضن أبناءنا نسمع نشرات الأخبار.. نقرأ الصحف.. نشاهد برامج التليفزيون.هم اطفال الشوارع بمدينة المحمدية الذين قضت عليهم قساوة الحياة بالحرمان من دفء الأسرة وقربها فخرجوا إلى العراء يتجولون ويتخبطون على غير هدى وفي أيديهم مجموعة من محارم جيب ( كلينيكس) يبعيونها بالعرض على الناس، حتى إذا لم يجدوا يدا تمتد إليهم لشراء "سلعتهم"، يطالبون هذه اليد أن تمدهم بدرهم أو بنصفه، لكن جميع الأيدي لا تشتري ولا تجود وتمضي في حال سبيلها كما صادفتهم.

تختفي علامات البؤس خلف وجوهم المغبرة وشعورهم المشعثة وملابسهم الممزقـة، وتتوثب سمات الفقر والضياع في عيونهم الذابلـة وتجد بعضهم يزيد لنفسه -التي حرمت من أبسط ما يتمتع به الناس- ذبولا ونحولا في تعاطيه لمادة "السيليسيو" السامة ولمختلف أنواع التدخين والمخدرات... في حياتهم المنحرفـة.

هؤلاء لا يعرفون ما معنى الدراسة ولا ما يمت لها بصلة، ففي الوقت الذي يخرج فيه كل صباح في تمام الساعة الثامنة أقرانهم للذهاب إلى أقسام الدراسـة للعلم والمعرفة، يخرجون هم قبل الساعة السادسـة ليتسكعوا في طرقات وشوارع المدينـة، وليركضوا خلف كل ما يمكن أن يكون مصدرا لحصولهم على بعض الدراهم ليقتنوا بها شيئا من الطعام أو بعضا من السجائر يحرقونها مع آمالهم في الحياة أو يستعملونها للعب القمار فيما بينهم.

"محمدية بريس حاولت أن تقترب أكثر من هؤلاء البؤساء الذين اصطلح على تسميتهم بـ"أطفال الشوارع" فحاورت بعضهم الذي عبّر عن آماله وأحلامه في أن يعيش يوما رجلا غنيا وأن يهاجر إلى أوروبا للحيـاة، وكشف عن معاناته اليومية وقضاء أوقات يومه الذي يتوزع بين التسكع في الشوارع لبيع "محارم جيب" والقمار واللعب..

اسباب ظاهرة اطفال الشوارع

لمعرفة اسباب هذه الظاهرة توجهت محمدية بريس للدكتور النفساني سمير لحلو وكان جوابه:

أسباب هذه الظاهرة تنحصر فى ثلاثه اتجاهات السبب الأول منها رئيسى والاخران مترتبان عليه وهم الاسرة وأصدقاء السوء والجهل فالأسرة هى الأرض التى تزرع فيها النبته وتتبع حالها فان كانت التربه طيبه صلحت الزرعة وان كانت سيئه تصبح النبته أسوأحالا وقد أثبت الطب النفسى أن الأسرة المفككه التى تنشب منها نيران الخلافات بينهما كثيرا والتى قد تكون فيها زوج أم أحيانا أو زوجه اب أحيانا اخرى أوقد يكون الاب والام متواجدان معا ولكن كلا منهما يتأهب الفرصه التى تسنح له بشن المعركه على الأخر كل هذا له أبلغ الأثر فى نفوس هؤلاء الأطفال الذين يفضلون الموت على أن يشبوا فى هذا المكان الذى هو أشبه عندهم بجحيم الأخرة فيهرعون الى الشارع الذى يصبح ملاذهم ومفرهم الوحيد ليلتقطهم من يتحكم فى مصيرهم بعد ذلك .أما أصدقاء السوء فلهم اليد العليا والأولى فى كل كارثه فحينما تغفل الأسرة عن طفلها وتحرمه من العطف والحنان فإنه يبحث عمن يستأنس به ويشاركه عذابه فتمد ايه أيادى رفاق السوء الذين أصبحوا بمثابه المدرسه المعلمه لكل الحرف السوداء التى تدمر كل ماتجده ومن أهم الاسباب أيضا التىتؤدى وتتسبب فى حدوث تللك الظاهرة جهل الاباء فحقا هى كارثه بمفردها فحينما ينتشر الجهل بين الأباء وينجبون الأطفال بكثرة لايفكرون فى مستقبلهم ومصيرهم الذى ينتظرهم ولايضعون فى حسبانهم أن هؤلاء الأطفال يريدون الطعام والشراب يريدون التعليم والتربيه يريدون الحنان والرحمه والعطف منهم ليس من أ؟حد غيرهم يريدون أبسط حقوقهم وهى معاملتهم كأدميين ميزهم الله كباقى الأدميين على وجه البسيطه .

mardi 11 octobre 2011

La décharge de Mesbahiat en cours de fermeture

Les déchets ménagers et assimilés sont encore déposés à proximité de l'ancienne décharge, représentant une menace pour l'écosystème.

La décharge publique Mesbahiat située au sud-ouest de Mohammedia à proximité d'une importante agglomération et de l'oued El Maleh, s'étend sur une superficie de 6 hectares. Elle avait constitué, depuis sa mise en service, en 1987, une véritable menace environnementale. Tous les déchets ménagers, industriels, banals et spécifiques, hospitaliers et médicaux « spécifiques et à risques ainsi que ceux des abattoirs y avaient toujours été déposés. Cet état de chose avait engendré de sérieux problèmes de santé publique représentant une véritable menace pour l'écosystème.

Des incidences notamment sur les eaux souterraines ainsi que sur l'air ont été constatées. Ainsi, les puits situés à proximité ont été affectés. Face aux risques encourus par cette décharge, les services concernés ont menés plusieurs actions qui ont enfin abouti à la fermeture définitive de la décharge Mesbahiat, source de pollutions diverses. Les travaux de réhabilitation de cette décharge se poursuivent, leur coût selon le chef de la cellule de l'environnement de la préfecture est estimé à 21 millions DH.

La réhabilitation définitive du site affecté passe obligatoirement par un drainage de la décharge pour récupérer les lixiviats, les traiter et les éliminer. Il faut aussi couvrir l'ensemble du site d'une importante couche de matériaux inertes en plus d'une couche de terre végétale pour procéder à son reboisement, prévoir un curage de fond de l'oued. Par la suite et pour revaloriser ce site, il convient de promouvoir le tourisme écologique et encourager des activités agricoles notamment le maraîchage. Si tous les efforts ont été menés pour une amélioration de l'environnement, comment alors expliquer que les déchets collectés continuent à être déposés à proximité de la décharge Mesbahiat actuellement en cours de réhabilitation. Selon un responsable de la commune, les déchets déposés sont évacués par la suite vers un autre lieu en attendant l'ouverture de la nouvelle décharge. Avant leur évacuation, les déchets déposés occasionnent les mêmes problèmes de dégradation de l'environnement et de santé publique.

La nouvelle décharge publique contrôlée, située au niveau de la commune rurale de Benyakhlef lieu dit Chaâba El Hamra, ne sera opérationnelle qu'en début de 2012. Le nouveau site présente de nombreux avantages, il est situé dans une zone vallonnée où se trouve une carrière d'argile rouge et uniquement deux petits douars de moins de 10 habitants chacun. Les points forts de ce nouveau site: « Alternance de terrains incultes (Doums) et terrains de mauvais rendement agricole, superficie disponible permettant un stockage de 50 ans, disponibilité de milieu récepteur des lixiviats traités, épaisseur importante des limons rouges à caractère imperméable sur plusieurs mètres, ce qui permettra la mise en place des infrastructures nécessaires pour une meilleure protection de l'environnement. Les habitants souhaitent que les problèmes de gestion des déchets ménagers délégataires dont l'entrée en service est le 1er novembre 2011 évitera les problèmes accumulés et respectera le cahier des charges.

Les associations témoignent

Abdelaziz Haïmeur, président de l'association Initiation et développement: la protection de l'environnement n'est plus un choix mais une nécessité car elle conditionne le développement. Comment expliquer la décision irréfléchie de continuer à déposer les déchets de Mohammedia non loin de l'ancienne décharge avant leur transfert. Les problèmes liés à l'environnement et à la santé des habitants n'ont pas été résolus. Plusieurs réclamations ont été déposées dans ce sens.
Driss Ichbouta, président de l'association Houria et solidarité : en attendant l'application de la loi sur les déchets ménagers et dangereux, les problèmes et risques « environnementaux et de santé continueront de se poser avec acuité. Les déchets déposés à proximité de l'ancienne décharge véhiculent une image peu reluisante de la ville. Le plus important est de veiller à une bonne gestion des déchets notamment leur traitement.
Sadir Abad, président de l'association des commerçants de Mesbahiat : le problème actuel réside dans le retard de l'ouverture de la nouvelle décharge Chaâba Al Hamra à Benyakhlef, ce qui explique les problèmes actuels de dépôt des déchets dans un site à côté de l'ancienne décharge. Toutes les actions menées doivent en principe aller vers une amélioration de l'environnement en parallèle avec les problèmes actuels et les avancées socio- économiques.

jeudi 29 septembre 2011

Entretien avec Rabiaa Salhi, déléguée du ministère de l'éducation nationale a Mohammedia

«Nos priorités sont un encadrement scolaire et un soutien social adéquats»

La rentrée 2011-2012 coïncide avec l'arrivée à échéance du programme d'urgence 2009-2012 qui a pour objectif l'obligation de la scolarité jusqu'à 15 ans. Viennent ensuite l'approche pédagogique, la réhabilitation des écoles, la surcharge des classes, le transport etc.
Des points auxquels Rabiaâ Salhi a bien voulu répondre.



Le Matin : Quelles mesures concrètes ont été prises pour cette rentrée scolaire ?

Rabiaâ Salhi : La délégation du ministère de l'Éducation nationale (MEN) relevant de la préfecture de Mohammedia a pris toutes les dispositions nécessaires pour la réussite de l'actuelle rentrée scolaire.
Notre souci est de préserver les acquis, soutenir l'encouragement de la scolarisation, lutter contre la déperdition scolaire, œuvrer pour la promotion de l'enseignement et assurer un encadrement de qualité. Dans le cadre du plan d'urgence, des projets ont été réalisés notamment la construction de 11 salles pour l'enseignement préscolaire, l'aménagement de 12 salles pour l'enseignement primaire, l'extension de 6 salles de classes pour l'enseignement collégial, la création de deux collèges et d'une école primaire, l'aménagement de 6 établissements, la création de 9 terrains de sport et de 4 classes pour les enfants à besoins spécifiques, l'extension de 12 salles de deux lycées qualifiants, la création d'un lycée qualifiant et d'un centre provincial d'information, d'aide et d'orientation.

En dépit des efforts fournis, des difficultés subsistent et entravent la réalisation des objectifs liés à la qualité de l'enseignement ?

Pour faire face aux contraintes socio-économiques et garantir une meilleure offre de l'enseignement, nous avons pris une série de mesures pour offrir de meilleures conditions de scolarisation des élèves en général et des plus nécessiteux en particulier.
La délégation préfectorale du MEN veille au suivi des programmes, à l'amélioration de l'encadrement de la formation et des mesures d'accompagnement pédagogique. Le plus important est de développer les activités parascolaires, d'activer des clubs scolaires et d'opérer des actions de diagnostic et d'évaluation de soutien pédagogique. Un encadrement scolaire et un soutien social adéquats sont nos priorités.

Quelle stratégie a été adoptée pour améliorer l'approche pédagogique ?

L'amélioration des apprentissages de base repose sur 3 axes : la mise à niveau des infrastructures scolaires (aménagement, extension, création, équipement pédagogiques, scientifique et sportif), le renforcement des mécanismes d'inspection et d'encadrement de l'enseignement scolaire, la mise à niveau des prérequis professionnels en matière pédagogique chez le corps professoral via la programmation des sessions de formation en didactique de la matière, en orientation, en pédagogie d'intégration et en technique d'information et de communication.

L'initiative royale «1 million de cartables» a profité à combien d'élèves ?

Ce sont 29 591 élèves des écoles primaires publiques (tous niveaux confondus) et 5293 élèves des collèges des diverses communes rurales relevant de la préfecture de Mohammedia qui ont bénéficié de cette opération.

Le transport, les cantines scolaires, l'uniforme ont-ils été pris en considération ?

Dans le cadre du projet E 184 du programme d'urgence, l'égalité des chances d'accès à l'enseignement obligatoire a permis à 500 élèves des collèges des communes rurales de profiter du transport durant l'année scolaire 2011-2012. Dans le même sillage, 8 100 élèves des écoles primaires bénéficient de repas quotidiens dans les cantines scolaires. Des uniformes scolaires gratuits ont été fournis durant les deux premières années du plan d'urgence à 7 écoles primaires rurales et urbaines. Cette année le MEN n'a assuré que 30% du budget nécessaire à l'achat de l'uniforme scolaire. Les partenariats avec les différents acteurs socio-économiques permettront davantage de soutien social.

La rentrée scolaire coïncide avec l'arrivée à échéance du plan d'urgence, quel est le bilan des acquis ?

Dans l'ensemble, le bilan est positif puisqu'on a enregistré une nette amélioration dans les divers indicateurs de scolarité : diminution du taux d'abandon scolaire et de redoublement, nette augmentation dans le taux de réussite et dans les nouvelles inscriptions notamment en milieu rural.
Ce qui explique ces changements, c'est la mise en place du système de soutien pédagogique au profit de tous les élèves des écoles primaires et des collèges où on a noté des difficultés d'apprentissage en arabe, français et mathématique.
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Les réformes engagées

De nombreuses étapes ont été franchies par le Maroc dans le domaine de l'enseignement. Les réformes engagées visent la promotion de la qualité de l'enseignement public et son intégration dans l'environnement social et économique. La rentrée scolaire qui coïncide avec l'arrivée à échéance du programme d'urgence 2009-2012 sera marquée par de multiples actions relatives à la généralisation de la scolarisation, à la réhabilitation et la restructuration de certains établissements scolaires, au renforcement de la décentralisation et au soutien de la politique de proximité. Dans le cadre du programme d'urgence, plusieurs projets ont été réalisés. Objectif: mise à niveau de l'offre secondaire qualifiant, augmentation de la capacité d'accueil et l'initiative de l'excellence sans oublier la stratégie de redéploiement des ressources humaines.

Repères

La rentrée scolaire à Mohammedia et région
  • Nombre de classes
  • prévues dans le :
  • Primaire
  • Milieu urbain : 523
  • Milieu rural : 357
  • Collège :
  • Milieu urbain : 321
  • Milieu rural : 132
  • Qualifiant : 294 en milieu urbain
  • Qualifiant : 58 en milieu rural
source : http://www.lematin.ma/journal/Entretien-avec-Rabiaa-Salhi-deleguee-du-ministere-de-l-education-nationale-a-Mohammedia_-Nos-priorites-sont-un-encadrement-scolaire-et-un-soutien-social-adequats-/156907.html

jeudi 15 septembre 2011

Mohammedia : Collecte des déchets retour à la gestion «en régie»

  • TECMED NE VA PAS AU BOUT DE SON CONTRAT
  • AGENTS COMMUNAUX EN ATTENDANT QUE SITA EL BEIDA PRENNE LA RELÈVE DÉBUT NOVEMBRE
Un collectif d’associations et d’habitants mobilisant plusieurs dizaines de personnes a organisé, jeudi 8 septembre, un sit-in devant le siège de la commune urbaine de Mohammedia. Objectif, «manifester pour la propreté de la ville des roses»
STOP à la négligence! Les habitants de Mohammedia ne peuvent plus supporter le laisser-aller de la commune et du délégataire Tecmed qui a décidé, il y a quelques jours, de ne plus collecter les déchets ménagers de la ville. Pour exprimer sa colère, un collectif d’associations et d’habitants mobilisant plusieurs dizaines de personnes a organisé, jeudi 8 septembre, un sit-in devant le siège de la commune urbaine. Objectif, «manifester pour la propreté de la ville des roses».

Aujourd’hui, Mohammedia a du mal à se débarrasser de ses ordures. Difficile pour le président de la commune, Mohamed M’fadel, de trouver une solution pour ces 50 jours restants du contrat avec l’espagnol Tecmed. Pour apaiser les tensions, M’fadel a réuni les manifestants-contestataires et le patron de Sita El Beida, Thomas Forgacs, qui ont signé un accord. Au terme de cette rencontre, il a été convenu d’impliquer la société civile dans la propreté de la ville. En attendant le démarrage du nouveau contrat avec Sita El Beida le 1er novembre prochain (voir aussi L’Economiste, édition n° 3588 du 4 août 2011), la commune travaillera avec les moyens du bord. Ce sont, en effet, des agents communaux qui s’occuperont de la collecte des ordures. Pour ce faire, 12 camions et quatre trax ont été mobilisés. Selon M’fadel, «Tecmed n’a plus les moyens de travailler et ne veut plus investir comme cela a été fixé dans le cahier des charges». Sur la question des arriérés, le président précise que «la commune est prête à régler les 30 millions de DH d’arriérés, mais le management du délégataire ne veut même pas se mettre à table avec l’autorité délégante pour régulariser la situation et trouver un compromis».

En clair, rien ne va plus entre les deux parties. M’fadel vient d’adresser une lettre au ministère de l’Intérieur pour engager la procédure de résiliation de contrat. En parallèle, la filiale du groupe Suez Environnement, Sita El Beida, se prépare pour prendre la relève. L’équipe qui sera mobilisée à Mohammedia assurera la collecte des déchets ménagers et des gravats ainsi que la propreté des plages, et ce, sur une durée de 7 ans. Selon le patron du futur délégataire, Forgacs, «le matériel que nous proposons est plus adapté et n’existait pas auparavant». Les investissements de Sita El Beida s’élèveront à 20 millions de DH sur toute la durée du contrat. L’entreprise mobilisera 30 véhicules et engins, 2.000 bacs (pour la première année) et 45 caissons de 6 m3.

Mohamed M’Fadel épinglé à Mohammedia

Le maire de Mohammedia, Mohamed M’Fadel, est plus que jamais sur la sellette. Entre passations douteuses de marchés publics et gestion calamiteuse de la commune urbaine, l’affaire Tecmed vient couronner le tout.

Les habitants ne comptent pas se plier à ses gabegies.

Mohammedia, en face de la préfecture, une manifestation organisée par une trentaine d’associations et 8 partis politiques prendra place aujourd’hui à 10h. Des centaines d’habitants viendront, selon les initiateurs de cette forme de protestation, crier leur ras-le-bol. Un mécontentement lié principalement aux dysfonctionnements dans la gestion de la commune urbaine par rapport à la collecte des déchets ménagers. «La situation se dégrade de plus en plus depuis deux ans et le président de la commune est le premier responsable de cette situation », nous lance Mehdi Mezouari, Usfpéiste et ex-responsable chargé des affaires économiques et des finances au sein de la commune urbaine.

Transactions douteuses

Mezouari s’est attelé à l’une des affaires les plus scandaleuses que la ville ait pu connaître ses dernières années, celle de Tecmed. «M’Fadel est le premier à être pointé du doigt dans cette affaire. Il y a eu une grande défaillance en termes de suivi et de contrôle du cahier des charges. On pouvait régler ce problème avec Tecmed à travers un compromis fonctionnel et on avait de quoi les payer en attendant de trouver des solutions. A contre-courant, le président de la commune a préféré mener un bras de fer subjectif avec Tecmed».

«La situation se dégrade de plus en plus depuis deux ans et le président de la commune est le premier responsable de cette situation».
Mehdi Mezouari, Usfpéiste et ex-responsable chargé des affaires économiques et des finances au sein de la commune urbaine.

Une position controversée ayant provoqué, à l’époque, la démission de neuf élus du conseil de la ville. Du côté de Tecmed, on nous apprend qu’une action en justice a été menée pour la restitution de la dette qui remonte à 60 millions de dirhams. Quant aux dessous de l’appel d’offres qui a fait couler beaucoup d’encre, Tecmed nous apprend qu’il attend encore une réponse du ministère de l’Intérieur. A défaut, une deuxième plainte sera déposée contre la commune. Et sur ce point – l’appel d’offres n° 15/2011 CUM –, les révélations de Mezouari mettent en doute l’intégrité même de M’Fadel.

«Les dessous de l’appel d’offres récent relatif à la gestion délégué sont édifiantes. Sita El Beida l’a remporté, mais la majorité n’est pas au courant que ce gestionnaire déléguée avait une proposition financière plus chère de plus de 30 millions de dirhams», nous confie-t-il.

Gabegie

La société moins disante était une entreprise marocaine qui a fait ses preuves dans plusieurs villes du royaume et qui présentait une offre technique beaucoup plus avantageuse que Sita El Beida pour la gestion des déchets ménagers. Et pour faire passer le marché à Sita El Beida, «ils ont trouvé une excuse ridicule : le capital social de Sita El Beida est plus élevé que celui de l’entreprise marocaine».
Constat: M’Fadel a préféré concéder ce marché à une entreprise qui offrira moins de services et en payant plus, notamment pour «des liens amicaux avec le PDG de ladite entreprise», nous apprend la même source.

Aberrant ! C’est clair, le citoyen est la première victime de cette gabegie et, bien sûr, l’intérêt général de la ville. A quand un assainissement des incompétents qui gèrent nos intérêts ?

Mohamed Amine HAFIDI
Le Soir Echos Maroc

mardi 13 septembre 2011

Création d'une aire de jeux pour enfants à Mohammedia grâce un financement coréen

Création d'une aire de jeux pour enfants à Mohammedia grâce un financement coréen

Dans le cadre de la coopération entre l'agence coréenne de coopération internationale (KOICA) et l'entraide nationale, la ville de Mohammedia est désormais dotée d'un nouvel espace réservé aux jeux, situé à la garderie Al Boustane, pour offrir aux enfants de la ville l'opportunité de s'amuser en toute liberté, indique mardi un communiqué de l'ambassade de la Corée du sud à Rabat.

L'aire de jeux a été réalisée par Mlle Jeong Sumi, volontaire sud-coréenne travaillant en tant qu'éducatrice préscolaire à la garderie Al Boustane depuis octobre 2009.

Sous le thème ''ensemble pour un monde meilleur", la KOICA s'est engagée dans plusieurs programmes de formation et dans de nombreux projets de développement au Maroc.

L'année 2011 marque une décennie d'existence de l'agence coréenne de coopération internationale (organisme public) au Royaume.

dimanche 11 septembre 2011

Mohammedia : Haro sur les détritus

La Cité des fleurs espère retrouver son image d'antan altérée par une mauvaise gestion de la collecte des ordures ménagères.

Le constat est alarmant. La défaillance au niveau de la collecte des ordures ménagères a été à l'origine de nombreux problèmes qui se sont répercutés négativement sur la propreté de la ville. Le ras-le-bol des citoyens a été derrière l'organisation d'un sit-in à l'entrée du siège de la commune urbaine de Mohammedia. De nombreuses associations se sont mobilisées pour dénoncer l'état actuel de plusieurs points de la ville où s'accumulent des ordures de tout genre.
Cette situation n'est pas sans véhiculer une triste image d'une ville qui s'efforce de préserver son environnement. Le spectacle est désolant dans certaines rues et boulevards. Sacs plastiques éventrés, bennes à ordures renversés, d'autres surchargées, des ordures jetées carrément sur le sol par endroits, dégageant des odeurs insupportables. La dégradation de l'environnement et les risques de maladies sont évidents en pareille situation.


Devant cet état de fait, de nombreuses actions ont été menées, notamment l'entrée en service en novembre prochain de la nouvelle société délégataire, «Sita El Beida», après approbation du contrat au niveau du ministère de tutelle. Pour autant, Cela mettra-t-il fin au préjudice causé à la ville ? Pour répondre à la question, une rencontre regroupant les associations et les médias, ainsi que les cadres de la nouvelle société et les élus a été organisée. Le but de cette rencontre était de donner plus de précisions sur les mesures qui seront prises afin de sortir la ville de cette situation désastreuse et lui rendre sa propreté. Après la signature de la notification d'attribution du marché de la gestion déléguée de la collecte des ordures ménagères, entre la commune urbaine de Mohammedia et la société délégataire, des promesses ont été faites pour la mise en œuvre d'une stratégie de travail axée sur des prestations de qualité.

De nombreuses questions ont été posées concernant la collecte des ordures, en attendant l'entrée en service, le premier novembre prochain, de la nouvelle société. Il était question du respect du cahier des charges, de la sensibilisation des citoyens, de l'implication des associations ainsi que du transport, du nettoyage des lieux de centralisation des ordures et de la cellule de contrôle, afin d'éviter d'éventuelles fraudes au niveau du tonnage des déchets.

«Toutes les mesures seront prises pour remédier à la situation actuelle. En attendant le début de novembre 2011, nous nous efforcerons, en dépit de multiples contraintes, de préserver la propreté de la ville. Avec le concours des associations, nous souhaitons mettre fin aux carences et défaillances du secteur de nettoiement et de collecte des ordures. Nous veillerons aussi à ce que le nouveau délégataire respecte le cahier des charges et veille à une prestation de qualité, avec augmentation du nombre de bacs à ordures, de la fréquence de leur lavage et de l'augmentation des emplacements, au respect des horaires de passage des engins, au balayage des boulevards, des rues, des ruelles des quartiers, etc.», a souligné Mfadel Mohamed, président de la commune de Mohammedia.

Pour sa part, Thomas Forgacs, directeur général de Sita El Beida, a mis en relief la volonté des responsables de ses services de travailler avec la commune et les associations pour éviter d'éventuelles carences et remédier aux insuffisances en matière de propreté de la ville. «Des efforts seront consentis pour la maintenance du matériel, la sensibilisation et la communication, ainsi que pour des actions de proximité. Notre but : avoir la capacité de nous adapter aux besoins réels de la ville», a-t-il indiqué.

Nouvelle politique de collecteSita El Beida, nouveau délégataire chargé de la collecte des ordures ménagères, commencera ses activités au début du mois de novembre 2011. Spécialisé dans les domaines de la collecte, du tri et du recyclage, il s'engage à respecter le cahier des charges et à veiller à une prestation de qualité. La maintenance du matériel, la proximité, la communication et la sensibilisation ainsi que l'implication des associations permettront de relever les défis et de réussir une meilleure gestion de la collecte des ordures.

source : http://www.lematin.ma

vendredi 9 septembre 2011

Mohammedia : Une circulation cacophonique

La paralysie de certaines artères de la ville déclenche la grogne des automobilistes et devrait interpeller les pouvoirs publics afin qu'ils réfléchissent à un véritable plan de déplacement urbain.

Les aménagements de certains axes et de quelques boulevards ont renforcé l'infrastructure routière urbaine de Mohammedia, mais n'ont pas entièrement réglé le problème de la circulation. 
Les changements opérés dans certains points de la ville, particulièrement la mise en place de sens uniques au niveau de certains boulevards névralgiques, ont paradoxalement accentué les problèmes de circulation. 
Ces changements ont suscité la colère des certains usagers de la route qui jugent cette mesure sans effet sur la fluidité de la circulation.

Conduire à Mohammedia est devenu un véritable calvaire, la situation est préoccupante, aggravée par le manque de civisme et la manière de conduire de certains chauffeurs, notamment les petits taxis. L'autre problème, et pas des moindres, c'est l'état de certains boulevards et l'élargissement des axes névralgiques qui sont à l'origine de la perturbation de la circulation. 

L'importance du parc automobile, la rareté des aires de stationnement, les changements opérés au niveau de certains axes névralgiques sans qu'on prenne la peine d'en informer les usagers, l'occupation du domaine public, les stationnements abusifs, l'irrespect des prescriptions du code de la route, la faiblesse de la signalisation horizontale et verticale posent un sérieux problème de sécurité routière.
Nul besoin de rappeler les risques auxquels sont exposés les usagers de la route, risques dus en majeur partie à l'état des routes, à la mauvaise conduite, à l'inconscience des piétons et au non-respect de l'autre, ainsi que le rodéo auquel se livrent certains chauffeurs de petits et grands taxis. 

La situation au niveau du fameux rond-point de la place de la Marche Verte, en face de la Kasbah, est inquiétante. Les travaux d'aménagement de ce point ont pris beaucoup de retard, ce qui a engendré de sérieux problèmes. Pour les automobilistes, la place de la Marche Verte est aujourd'hui totalement perturbée. La circulation y est difficile, stressante et risquée. 
La situation est chaotique depuis que les bus empruntent cette voie et que les petits taxis y stationnent.
Autre problème inquiétant, la défaillance de certains feux rouges qui provoquent de fréquents accidents sur certains axes, notamment sur le boulevard de la Résistance, au niveau de l'intersection avec le boulevard de Sebta. 

Cet axe est très fréquenté par les grands taxis faisant la navette Mohammedia-Benyakhlef dans les deux sens mais également emprunté par des camions, des bus. 
Le trafic y est ainsi très dense et l'unique moyen de sécuriser ce point serait la mise en place d'un rond-point giratoire pour obliger les usagers à limiter leur vitesse afin de sécuriser cet itinéraire très dense. La problématique de la circulation reste tributaire d'une stratégie cohérente qui tienne compte du développement de la ville et des besoins des usagers de la route. 

Les services concernés sont interpellés pour plus de vigilance, pour redoubler d'efforts pour l'aménagement, l'équipement et l'élargissement de certaines voies stratégiques ainsi que pour la mise en place d'une signalisation adaptée qui contribuerait à améliorer la circulation et à sauvegarder l'infrastructure d'une cité qui aspire à offrir à ses habitants des routes plus sûres.

Pour un plan de déplacement urbain

La circulation est de plus en plus difficile à Mohammedia. Elle nécessite aujourd'hui une solution qui doit passer par des actions urgentes et concrètes. Les différents aménagements entrepris doivent tenir compte de l'essor de la ville, des besoins des usagers de la route et de l'importance de l'entretien des infrastructures et de la sensibilisation par la communication. Les services concernés doivent multiplier les contrôles, songer à la création de nouvelles pénétrantes ainsi qu'à la mise en œuvre d'un plan de déplacement urbain.

mercredi 7 septembre 2011

Mohammedia : Il faut plus de volonté politique

Face aux conséquences incalculables du réchauffement planétaire sur l’environnement, le rôle des associations de défense de la nature s’avère crucial. Abdelghani El Ouali, ingénieur d’Etat paysagiste et président de l’Association marocaine de l’environnement et du développement (AMED) revient pour Le Soir échos sur les actions de son association à Mohammedia.

Malgré l’extension urbaine, quelque 200 hectares de l’Oued El Maleh ont pu résister pour constituer un espace naturel à grandes potentialités écologiques et écotouristiques.
Quel rôle joue votre association dans la lutte pour la protection de l’environnement dans la ville de Mohammedia ?
Nous sensibilisons surtout la population aux composantes de l’environnement car il est primordial de lui faire prendre conscience de l’importance de la protection des ressources naturelles au profit des générations futures. L’AMED milite aussi pour la défense du droit du citoyen de vivre dans un environnement sain.

Comment se passe le travail sur le terrain ?
La ville de Mohammedia est confrontée à de nombreux défis parmi lesquels on note la lutte contre la pollution et l’insalubrité des habitations. Pour faire face à cela, l’Association marocaine de l’environnement et du développement a participé à de nombreux travaux de recherche en partenariat avec les autorités et des ONG afin de trouver des solutions pouvant, de manière efficace, faire face à ces problèmes. Il y a également des séminaires et des journées d’étude et de formation que nous avons organisés au profit du public. Ces actions visent la sensibilisation à la protection du milieu naturel et du cadre de vie. Surtout quand on sait que les espaces verts de la ville de Mohammedia représentent 9.25% du périmètre urbain répartis en parcs et jardins, il est essentiel pour la population de savoir comment en prendre soin. Nous participons aussi au Festival des fleurs de Mohammedia qui offre un cadre idéal pour la mise en œuvre de nos programmes de sensibilisation. Ce festival constitue un tremplin de partenariats avec différents intervenants du monde écologique en vue de préserver l’environnement de la ville de Mohammedia de la dégradation.

La population locale est-elle réceptive à vos actions ?
Vous savez, ça ne vient pas du jour au lendemain car c’est un travail de longue haleine. Mais la population est en train de prendre conscience petit à petit des enjeux écologiques actuels.

En tant qu’ingénieur paysagiste, vous avez eu à réaliser des travaux sur la zone humide de Mohammedia. Quelles sont les conséquences du changement climatique sur ces zones ?
L’extension urbaine et les nombreux travaux d’aménagement de ces dernières années ont envahi la zone humide de l’Oued El Maleh. Cependant, malgré cela,quelque 200 hectares ont pu résister pour constituer un espace naturel à grandes potentialités écologiques et écotouristiques. Cette zone humide abrite des populations d’oiseaux migrateurs tels que la sarcelle marbrée, une espèce en voie de disparition, à cause des aléas climatiques dus au réchauffement planétaire. L’oued El Maleh fait partie des catégories de zones humides côtières menacées de disparition. Mais en dépit de cela, il existe néanmoins une faune et une flore remarquables avec des espèces de plantes rares notamment.

Selon vous, comment peut-on efficacement faire face à ces conséquences ?
Pour cela, il est important de mettre en valeur les centres d’éducation et d’information écologique dans la ville. Il faut aussi attirer l’attention de la population locale sur les différentes façons de protéger la nature en vue de la préservation de la biodiversité. Enfin, les autorités, tant au niveau local que national, doivent faire montre de volonté politique pour vraiment lutter contre la dégradation de l’environnement.◆

Des campagnes pour sensibiliser la population
La ville de Mohammedia est confrontée à de nombreux problèmes écologiques dont la pollution de l’environnement, la dégradation de sa zone humide et l’insalubrité. Pour pouvoir trouver une solution à ces problèmes qui représentent un obstacle au développement durable de cette ville côtière, l’Association marocaine de l’environnement et du développement (AMED) ,créée en 1991 et basée à Mohammedia, œuvre pour la protection de l’environnement à travers des campagnes de sensibilisation à destination de la population locale. De même, des journées de nettoyage de places publiques et d’autres actions écologiques sont fréquemment organisées par cette structure locale dans le but d’amener la population à prendre conscience des conséquences incalculables des changements climatiques sur l’environnement.

mercredi 31 août 2011

Mohammedia : Les espaces verts en danger

Le Parc des villes jumelées est confronté à de nombreuses pressions qui risquent de le dénaturer.

On ne peut ignorer l'impact et l'importance des espaces verts dans la vie des habitants et dans une ville où le développement des zones urbaines et industrielles ne fait qu'augmenter les rejets polluants. La composante naturelle élément vital pour l'équilibre de l'homme ne doit pas être reléguée au second plan du développement urbain. L'opinion publique est de plus en plus sensible à l'importance des espaces verts et naturels. Néanmoins la pénurie des espaces verts se remarque de plus en plus à Mohammedia notamment au niveau des nouveaux lotissements et quartiers populaires. Le plus préoccupant c'est l'état de certains jardins dans plusieurs zones, devenus refuge pour des alcaïques. L'unique espace vert et attractir entretenu est incontestablement le Parc des villes jumelées qui continue à attirer les habitants et de nombreux visiteurs.

Les travaux de restructuration de ce parc ont été lancés par S.A.R. Lalla Hasna le 7 juillet 2000 dans le cadre de la campagne environnementale « Maroc Propre ». Ce magnifique espace vert est un patrimoine de la ville, il se caractérise par une variété d'arbres de palmiers de massifs floraux, une grande superficie gazonnée des voies, des bancs, des poubelles ainsi qu'un éclairage nocturne adapté au paysage. Un budget de 3 millions de DH a été mobilisé par La Samir qui a signé une convention avec la commune urbaine de Mohammedia en vertu de laquelle La Samir prend en charge l'entretien et le gardiennage du Parc pour une durée de 5 ans renouvelable annuellement par tacite reconduction. De nombreuses pressions qui risquent de dénaturer cet espace vert. Le parc des villes jumelées constitue un patrimoine pour beaucoup de nostalgiques, ce lieu d'attraction a un impact dans le paysage végétal de la ville, il crée une ambiance de fraîcheur et un air de détente pour les habitants et visiteurs. Néanmoins cet espace végétal est confronté à de nombreux problèmes et pressions qui risquent de le dénaturer et compromettre son charme sa tranquillité et son attrait.

Les problèmes préoccupants concernent la prolifération des marchands ambulants, le lavage des voitures, les stationnements à longueur de journée le soir également, la pollution sonore, la densité de la circulation, la location de poney. Le parc est souvent utilisé pour abriter des manifestations diverses « spectacles, foires, expositions » qui attirent des milliers de personnes. Après les spectacles le parc est jonché d'ordures de débris papiers, le gazon, les plantes sont malmenés ce manque de culture environnementale nuit à l'image de la ville. L'autre problème sérieux qui se pose au niveau du par cet de la ville, l'absence de vespasiennes. Certains des visiteurs qui affluent au parc des villes jumelées n'hésitent plus à défaut de toilettes publiques à se soulager contre un arbre, une voiture ou un lieu désert. Ces comportements inciviques entraînent une dégradation de l'environnement et portent atteinte à l'hygiène publique. Il est grand temps de songer à doter la ville d'urinoirs dans les endroits les plus fréquentés. Pour ce visiteur, Mohammedia ne doit pas montrer un visage pâle en la matière elle doit c'est un devoir défendre ses acquis environnementaux en améliorant son patrimoine paysager à travers l'aménagement de nouveaux espaces verts et aussi en réhabilitant les jardins et parcs existants. L'organisation souligne un nostalgique du parc d'une journée sans voiture a été une bonne initiative, cette démarche a valorisé cet espace vert et permis aux parents et leurs enfants de profiter de l'air pur sans risques. Le plus important est une nouvelle approche de promotion et une politique en vert suivie d'actions concrètes.

La pression du béton

L'avancée inexplorable du béton a posé de nombreux problèmes environnementaux et a contribué à défigurer le paysage urbain de la ville.
Mohammedia doit s'efforcer de combler son déficit en espaces verts.
Les services concernés les associations les entreprises citoyennes les élus sont interpellés pour augmenter le nombre d'espace vert, les entretenir et les préserver pour consolider la vocation environnementale de la ville.

source : http://www.lematin.ma

lundi 29 août 2011

La ville de Mohammedia enregistre les meilleures performances de leur catégorie en termes de ressources humaines

11,5% de la population de Mohammedia constitués de diplômés de l’enseignement supérieur

Dans la catégorie des villes moyennes, Mohammedia écrase la concurrence avec une note proche des grandes villes. La ville affiche l’un des taux d’analphabétisme les moins élevés de sa catégorie (23,2%), grâce à sa proximité avec Rabat et Casablanca qui attirent une main-d’œuvre relativement qualifiée. Par ailleurs, Mohammédia connaît un taux de diplômés de l’enseignement supérieur élevé bénéficiant des pôles universitaires et des Ecoles Supérieures de l’axe Rabat-Mohammedia-Casablanca.

Par conséquent, la ville affiche une des meilleures performances au niveau national quant à la proportion de sa population diplômée de l’enseignement supérieur (11,5%, lui permettant de dépasser la ville de Rabat et d’occuper la 5e position au niveau national quant à cet indicateur).

vendredi 26 août 2011

Mohammedia : Les villes aux économies les plus dynamiques

Le classement général de la compétitivité économique fait la part belle aux villes de Casablanca, Mohammédia et Ouarzazate. Rabat, Tanger, El Jadida, Settat, Laâyoune et Essaouira, ont également leurs atouts.

Le palmarès des villes selon la compétitivité économique combine 5 critères : le poids économique (coefficient : 3), les infrastructures et accessibilité (3), les ressources humaines (2), la présence administrative (1) et l’attractivité foncière (1).
Et c’est sans surprise que Casablanca se hisse tout en haut de ce classement général. Avec ses 3 millions d’habitants, ses 700 000 touristes annuels, et son PIB qui représente 30% de la richesse nationale, la métropole possède sans conteste le poids économique le plus important du Maroc. De plus, ses infrastructures et son accessibilité (le plus aéroport marocain avec plus de 200 vols par jour, 7 lignes ferroviaires, 3 axes autoroutier) en font le cœur du développement économique marocain. Toutefois, en concentrant la majorité des demandes d’emplois et des logements, Casablanca doit logiquement faire face à un foncier rare et cher et des ressources humaines globalement insuffisantes. Ces dernières présentent tout de même un des meilleurs taux d’analphabétisme du Royaume (3e sur le plan national avec 21,4% de la population) et la plus grande proportion de la population ayant un diplôme d’enseignement supérieur (15,5%).
Rabat, dont les habitants sont dotés du pouvoir d’achat le plus élevé du Royaume, talonne Casablanca. S’appuyant sur des infrastructures solides : 1 aéroport international, 2 lignes ferroviaires et 3 axes autoroutiers, la capitale possède des ressources humaines de qualité : plus fort taux de réussite au baccalauréat (47,6%), plus faible taux d’analphabétisme (19%) ; ainsi qu’une plateforme industrielle intégrée (P2I) opérationnelle.
Tanger et Agadir arrivent en 3e et 4e position grâce à leur attractivité foncière et leurs promesses industrielles via la matérialisation des plateformes industrielles intégrées programmées (P2I). En effet, la ville du Détroit reste abordable avec un foncier industriel attractif compris entre 3 250 et 5 250 DH/m², et ce en dépit de son faible dynamisme économique.De plus, la présence d’une zone franche aide à son développement économique.
En queue de classement, Tétouan se caractérise par un poids économique relativement faible en comparaison avec les autres villes de sa catégorie : faible PIB (il ne pèse que 7% de celui de sa voisine Tanger) et un marché de consommation plus faible (400 000 habitants). Mais c’est par ses infrastructures (l’aéroport ne dessert aucune ville nationale, absence de voies ferrées) que Tétouan pêche. S’ajoute à cela l’absence de projet de P2I et le manque partiel de structure administrative : absence d’un tribunal de commerce, faible présence consulaire et partage d’un centre régional d’investissement (CRI) avec la ville de Tanger. Tétouan accuse un net retard économique sur ses concurrentes qui limite les opportunités d’investissement.
Dans la catégorie des villes moyennes, pas de surprise non plus. Dominant la majorité des classements, la ville de Mohammedia bénéficie du poids économique le plus élevé (plus de 20 entreprises de plus de 100 employés, 5e ville sur le plan national), d’infrastructures adaptées (1ère capacité de restauration, 2 lignes ferroviaires, un axe autoroutier), et des ressources humaines et naturelles les plus importantes de la catégorie. Mais, même si Mohammédia tire largement partie de sa proximité avec Casablanca et Rabat (deux aéroports internationaux à moins 90 km), ce voisinage engendre des manques importants sur le plan administratif (aucune institution administrative) et sur le prix moyen du m² foncier (compris entre 4 750 et 8 000 DH/m², le plus cher de sa catégorie). Ainsi, le développement de Mohammédia est directement lié à celui de ses voisines et donc limité : absence de projet P2I.
El Jadida et Settat la talonnent avec un développement économique tout aussi important mais combiné à un foncier bien plus accessible. La première s’appuie sur un tourisme important (1ère ville touristique de sa catégorie avec plus 41 800 touristes locaux et internationaux recensés), de bonnes infrastructures et accessibilité et un foncier intéressant (prix moyen du m² foncier compris entre 3 000 et 8 000 DH/m²).
Pour pallier le faible pouvoir d’achat de sa population (avec une dépense annuelle par ménage estimée à près de 9 000 dirhams) et une présence administrative limitée (à l’exception d’une Cour d’appel). De plus, il est à noter qu’El Jadida jouit de ressources humaines de qualité avec un taux d’analphabétisme faible (4e sur le plan national avec 21,7% de la population) et du plus fort taux de diplômés (14,5% de la population possédant un diplôme d’enseignement supérieur). De son côté, Settat surfe sur des performances économiques correctes avec un très bon PIB (5e du Royaume, représentant 4,38% du PIB marocain) et cela malgré une faible population (130 000 habitants) et un fort taux d’analphabétisme (29,5%).
Toujours dans le volet des villes moyennes, la ville de Laâyoune représente la bonne surprise de ce classement et cela malgré son manque en infrastructures et accessibilité (absence d’un axe autoroutier et d’une ligne ferroviaire). Il faut dire que la ville dispose d’un poids économique correct : bon pouvoir d’achat (dépense annuelle dépassent les 14 000 dirhams par ménage), nombre de touristes en forte augmentation (+21% avec 16 000 touristes par an). Laâyoune compte également sur une présence administrative large avec un Centre régional d’investissement (CRI), une Cour d’appel, une wilaya ; et une très bonne attractivité foncière : présence d’une zone franche et d’un projet P2I.
Enfin, dernières du classement, Larache et Guelmim, souffrent d’une activité industrielle et commerciale limitée.
Ouarzazate est élue ville la plus compétitive dans la catégorie des petites villes. En effet, la ville se caractérise par une présence administrative marquée : une Cour d’appel et une wilaya, et de très bonnes infrastructures hôtelières : avec plus de 7 000 lits, Ouarzazate représente la 6e capacité hôtelière nationale. Ses ressources humaines de qualité et son accueil permettent d’attirer plus de 300 000 touristes par an. Essaouira profite également de son rayonnement touristique mais son foncier reste relativement élevé.
Guercif, Boujdour et Fnideq clôturent ce classement : ces villes se caractérisent par un pouvoir d’achat des populations locales parmi les plus faibles du Maroc, une très mauvaise accessibilité et des infrastructures médiocres, ainsi que des ressources naturelles et humaines très faibles.

mercredi 24 août 2011

Mohammédia s’en sort grâce à sa proximité avec deux grandes villes

Mohammedia, El Jadida, puis Settat. Le trio présente des avantages économiques considérables et des ressources humaines de bon niveau qui lui permettent de compenser ses faibles atouts en termes de qualité de vie.

Malgré une position défavorable en termes de qualité de vie et tirant parti au maximum de sa proximité avec Casablanca et Rabat qui lui offrent un avantage compétitif substantiel au niveau de la compétitivité économique, Mohammedia décroche la palme dans le classement général des 13 villes dont la population est comprise entre 100 000 et  300 000 habitants. Située à mi-chemin entre Casablanca et Rabat, la ville offre un cadre d’investissement intéressant et se place de surcroît comme un point de convergence idéal grâce à sa zone industrielle aux normes modernes. Son foncier est cher mais ne souffre cependant pas de rareté. Elle affiche de bonnes performances en termes d’environnement social et du taux de diplômés de l’enseignement supérieur. En définitive, même si elle se classe 10e sur 13 en termes de qualité de vie, les critères économiques lui permettent de contrebalancer cette mauvaise tendance et de s’imposer comme meilleure ville moyenne du Maroc.
El Jadida talonne  Mohammédia. La ville balnéaire combine un environnement économique incitatif et des atouts indéniables sur le plan de la qualité de vie. Certes, sur ce volet elle ne se place que 8e, même si elle occupe la tête du classement en termes d’offre de santé et d’offre culturelle. Elle se rattrape par sa compétitivité économique puisque la ville dispose du PIB le plus important de sa catégorie. Elle est également dotée de bonnes infrastructures avec une bonne accessibilité routière et ferroviaire, des ressources humaines bien formées ainsi qu’un taux de diplômés important, ce qui lui permet de tenir la comparaison avec les cadors de ce classement.
Arrive ensuite la ville de Settat qui dispose des mêmes atouts économiques qu’El Jadida. Elle génère le 3e PIB de sa catégorie et attire plusieurs grandes entreprises grâce à sa proximité avec l’aéroport Mohammed V, son axe autoroutier et son foncier peu cher.
En queue de classement, on retrouve Larache et Guelmim qui présentent l’attractivité économique la plus faible de leur catégorie. Larache, malgré son potentiel agricole et sa proximité avec Tanger, a un poids économique faible du fait notamment du pouvoir d’achat très limité de sa population. La ville de Guelmim est, quant à elle, trop en retard sur le plan du développement et possède des infrastructures de piètre qualité qui freinent son développement. Cela sans compter le fait que son taux d’analphabétisme est élevé (33,5%)  et ses ressources humaines sont peu qualifiées.
De façon globale, les villes moyennes présentent des profils équilibrés entre qualité de vie et compétitivité. En outre, l’attractivité de leur foncier pour les entreprises laisse présager d’un dynamisme économique dans le futur.

mardi 16 août 2011

SM le Roi lance à Mohammedia les travaux de réalisation de trois projets sociaux d'un coût global de 15,5 MDH

SM le Roi lance à Mohammedia les travaux de réalisation de trois projets sociaux dédiés à la mère et l'enfant, aux personnes âgées et aux marins pêcheurs, d'un coût global de 15,5 MDH.

Mohammedia- SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, a procédé, lundi à Mohammedia, à la pose de la première pierre pour la construction d'un centre de protection sociale pour la mère et l'enfant, d'un centre de protection sociale pour personnes âgées et d'un centre d'accueil, de formation et d'accompagnement des marins pêcheurs, qui seront réalisés par la Fondation Mohammed V pour la Solidarité pour un investissement global de 15,5 millions de dirhams (MDH).


- Le centre de protection sociale de la mère et de l'enfant, un espace d'accueil, de formation et d'accompagnement psychologique.
- Le centre pour personnes âgées contribuera à l'insertion, à la protection et à l'amélioration des conditions de vie de cette catégorie de la société.
- Le centre des marins pêcheurs, une structure de qualification professionnelle et d'accompagnement des petits vendeurs de poisson exerçant au sein du port de Mohammedia.
Le centre de protection sociale de la mère et de l'enfant, d'une capacité d'accueil de 40 mères et 40 enfants, permettra d'assurer aux femmes bénéficiaires une formation qualifiante en matière d'art culinaire et de couture traditionnelle, des cours d'alphabétisation, une protection juridique et un accompagnement psychologique, tout en leur offrant un espace de garde pour leurs enfants et des services d'urgence en cas de détresse.
Réalisé sur un terrain de 4.500 m2, le centre disposera sur une surface couverte de 517 m2 de trois ateliers de formation, quatre chambres, une kitchenette, une crèche pour deux niveaux, un hall d'accueil, une infirmerie, deux bureaux et des blocs sanitaires.
La construction du centre au quartier les crêtes Al Alia, nécessitera une enveloppe de 2 millions de dirhams mobilisée grâce au financement de la Fondation Mohammed V pour la Solidarité et à l'appui financier de l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH).
Le centre de protection sociale des personnes âgées a pour objectifs la prise en charge au niveau de l'hébergement, de la restauration, de la protection sanitaire et du bien-être général des personnes âgées sans ressources, sans domicile fixe et sans soutien familial. Il contribuera ainsi à leur insertion, à leur protection et à l'amélioration de leurs conditions de vie, tout en les accompagnant dans leurs démarches en vue de leur insertion socio-économique.
A l'instar de celui réalisé par la Fondation Mohammed V pour la Solidarité à Rabat, le centre qui contribuera également à la lutte contre la mendicité, développera un "Observatoire régional des personnes âgées vivant en situation de précarité" en vue de l'instauration d'un système de veille et de protection de cette catégorie sociale démunie.
Le centre de protection sociale des personnes âgées, mitoyen de celui destiné à la mère et à l'enfant, disposera d'une superficie couverte de 1.553 m2 abritant 10 chambres d'une capacité de 48 places (24 hommes et 24 femmes), deux chambres pour accompagnateurs, un réfectoire, une cuisine, un économat, deux chambres froides, un vestiaire, une salle de prière, deux salles TV, deux hammams, une infirmerie, un hall d'accueil, trois bureaux, une salle de réunion, deux buanderies et des blocs sanitaires.

Le centre sera réalisé pour un coût de 5,6 millions de dirhams financés par la Fondation Mohammed V pour la Solidarité avec l'appui financier de l'INDH.
La réalisation du centre d'accueil, de formation et d'accompagnement des marins pêcheurs s'inscrit, quant à elle, dans le cadre du nouveau programme adopté par la Fondation au profit de cette catégorie de bénéficiaires et dont les résultats au niveau des centres déjà opérationnels à Agadir, M'diq et Fnideq ont montré leur grande utilité dans l'insertion sociale et économique des marins pêcheurs.
Ce centre a pour objectif la mise à disposition des marins pêcheurs d'une structure d'accueil, de qualification professionnelle et d'accompagnement des petits vendeurs de poisson exerçant au sein du port de Mohammedia notamment à travers le soutien à la commercialisation des produits de pêche dans un cadre normalisé et réglementé.
Situé à Mohammedia Assoufla, le centre sera construit sur un terrain de 1.634 m2 avec une surface couverte de 1.439 m2 disposant de 32 étals de vente de poisson, six cuisines et six placettes non couvertes pour grillade de poisson, quatre magasins pour fleuristes, trois salles de formation, un local de production de glace, un local frigo, un local technique, un local poubelle, un hall de réception, une salle de réunion, trois bureaux et des blocs sanitaires.
Le centre des marins pêcheurs sera réalisé pour un coût de 7,9 millions de dirhams financés par la Fondation Mohammed V pour la Solidarité avec l'appui financier de l'INDH.

source : http://www.map.ma

 
Crée par Mostafa AKKOUCHI