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jeudi 22 septembre 2011

Histoire de la ville de Mohammedia (Fedala)

Sur la côte atlantique du Royaume, à 25 Km de Casablanca et à 65 Km de Rabat, se dresse dans la terre des Zénatas, une cité particulièrement favorisée par sa situation géographique et connue depuis les temps les plus anciens sous le nom de «FEDALA». Le 25 juin 1960, Feu Mohammed V la baptisa MOHAMMEDIA à l’occasion de la pose de la première pierre de la raffinerie de pétrole SAMIR.

Tous les auteurs qui se sont penchés sur l’histoire de de «FEDALA» ont essentiellement mis l’accent sur son site portuaire qui fut à l’origine de l’implantation de la ville et de la pénétration étrangère.

D’après le géographe italien Graberg de Hemso et aussi d’après Godard, «Fédala» qui viendrait de «Fadl Allah» signifie «présent de Dieu» est mentionnée par le géographe arabe El Idrissi dans sa description du littoral. Bien avant lui, le géographe andalou Obeid Allah El Bakri (Dynastie des
Almoravides) faisait état de Fédala comme étant le littoral du pays des Tamesna.

Aux 14ème et 15ème siècles, les marchands chrétiens de la Méditerranée visitaient le port de Fédala où ils faisaient le négoce des céréales et des fruits secs. Certains historiens attribuent aux portugais la paternité des vieilles maisons à l’intérieur de la Kasbah Mais c’est en 1773 que le Sultan Sidi Mohamed Ben Abdellah eut l’idée de faire de Fédala un entrepôt des céréales de la province des Tamesna. Il y fit construire une mosquée et de vastes magasins pour les marchands.

Pendant la période précoloniale, la concurrence entre les puissances occidentales pour s’assurer l’exploitation économique de l’Afrique fut à l’origine de la concentration des intérêts des ressortissants européens dans les ports du Maroc.


Dans la région de Fédala, ce sont des Allemands du nom de Mannesmann qui, dés 1902, firent l’acquisition d’une grande superficie de terres qu’ils mirent en exploitation par le système des associés agricoles.

Le Traité du 4 novembre 1911 entre la France et l’Allemagne sur le partage de l’Afrique obligea les Mannesmann à abandonner les terres en leur possession au profit des industriels français Georges et Jacques Hersent qui comprirent l’intérêt de l’existence d’une rade naturelle, favorable à la création d’un grand port aux moindres frais.

En 1912, le groupe Hersent créa la compagnie du port à laquelle succéda en 1914 une compagnie concessionnaire.

La croissance rapide de la ville s’amorça autour du port, ce qui permit le développement de diverses industries, telles que les conserveries des produits de la pèche, de l’agro-industrie, des végétaux, de l’industrie tics métaux, la tannerie, le textile, etc.

Mais l’essor véritable du port vient du choix qu’en ont fait dés 1933 plusieurs grandes sociétés pétrolières pour l’importation de leurs produits au Maroc. Les besoins croissants du pays en hydrocarbures et la création en 1960 de la raffinerie SAMIR confirmèrent sa fonction de premier port pétrolier du Maroc.

L’activité industrielle implantée aux environs du port devait donner naissance au développement de la ville à une cadence accélérée. A l’exception de la Kasbah qui reste le centre traditionnel de la ville, de nouveaux quartiers furent construits, notamment la ville basse résidentielle et la cité ouvrière d’El Alia (la ville haute).

dimanche 28 août 2011

De Fédala à Mohammedia

Au début du siècle passe, fut une petite bourgade du nom de Fédala connue pour son souk hebdomadaire. C’était un souk de grande kasbah abritant à peine (2500 âmes), sur une superficie de 5 ha. Dans l’extra-muros de cette kasbah se trouvaient les silos à grains de la région de Tamesna qu’avait construite le Sultan Moharncd Ben Ahdellah en 1773.



Dès la 3éme décennie du siècle passé et avec l’entrée des capitaux français autour de la petite jetée sur l’Atlantique de cette bourgade, commencèrent à pousser ici et là (le petites unités industrielles car Fédala avait la situation géographique qu’il fallait et le climat qui attirait le plus des visiteurs. Le devenir industriel de Fédala se précisait alors au fil des années et le 25 Juin 1960, le libérateur de la nation. Feu Mohammed V procéda à la pose de la première pierre de la raffinerie de pétrole – SAMIR, et baptisa la nouvelle ville du nom de Mohammedia.

Le défunt Souverain inaugurait ainsi une nouvelle ère pour cette cité qui alla rapidement devenir l’un des piliers de la politique industrielle du Maroc notamment dans les domaines de l’hydrocarbure et de la pétrochimie. Moins de 30 ans plus tard, en 1988, Mohammedia fut dotée du plus grand port pétrolier du Maroc. La population de la ville est estimée aujourd’hui à plus de 200.000 âmes et sa vocation industrielle est de plus en plus consolidée.

 
Crée par Mostafa AKKOUCHI