SM le Roi lance à Mohammedia les travaux de réalisation de trois projets sociaux
SM le Roi lance à Mohammedia les travaux de réalisation de trois projets sociaux dédiés à la mère et l'enfant, aux personnes âgées et aux marins pêcheurs, d'un coût global de 15,5 MDH.
Vers un règlement du problème des ordures
Un nouveau délégataire a remporté l'appel d'offres pour la gestion de la collecte des ordures. Sita Al Beida sera opérationnelle à partir de novembre 2011.
Gestion des déchets Tecmed conteste l’appel d’offres
TECMED, l’actuel gestionnaire des déchets ménagers à Mohammedia, a du mal à avaler la pilule. La passation du marché relatif à cette prestation au profit du français Sita El Beida le mécontente.
vendredi 14 octobre 2011
أطفال الشوارع..الوجه المؤلــــم لمدينـــة المحمدية
نمر عليهم كل يوم... تعودنا علي رؤيتهم بملابسهم الرثة الممزقة التي لا تحمي من برد ولا حر ولا مطر وأجسادهم النحيلة جوعا وبؤسا وعيونهم الزائغة بحثا عن الأمان المفقود وخوفا ورعبا من مستقبل مظلم ، قد نري البعض منهم يبحث عن بقايا طعام فاسد كحياته الفاسدة في صناديق القمامة أو مستغرقا في نومه علي الرصيف.. نتأفف منهم ومن إلحاحهم.. أو نمصمص شفاهنا شفقة عليهم ثم نمضي ونعود إلي منازلنا نأكل ونحتضن أبناءنا نسمع نشرات الأخبار.. نقرأ الصحف.. نشاهد برامج التليفزيون.هم اطفال الشوارع بمدينة المحمدية الذين قضت عليهم قساوة الحياة بالحرمان من دفء الأسرة وقربها فخرجوا إلى العراء يتجولون ويتخبطون على غير هدى وفي أيديهم مجموعة من محارم جيب ( كلينيكس) يبعيونها بالعرض على الناس، حتى إذا لم يجدوا يدا تمتد إليهم لشراء "سلعتهم"، يطالبون هذه اليد أن تمدهم بدرهم أو بنصفه، لكن جميع الأيدي لا تشتري ولا تجود وتمضي في حال سبيلها كما صادفتهم.
تختفي علامات البؤس خلف وجوهم المغبرة وشعورهم المشعثة وملابسهم الممزقـة، وتتوثب سمات الفقر والضياع في عيونهم الذابلـة وتجد بعضهم يزيد لنفسه -التي حرمت من أبسط ما يتمتع به الناس- ذبولا ونحولا في تعاطيه لمادة "السيليسيو" السامة ولمختلف أنواع التدخين والمخدرات... في حياتهم المنحرفـة.
هؤلاء لا يعرفون ما معنى الدراسة ولا ما يمت لها بصلة، ففي الوقت الذي يخرج فيه كل صباح في تمام الساعة الثامنة أقرانهم للذهاب إلى أقسام الدراسـة للعلم والمعرفة، يخرجون هم قبل الساعة السادسـة ليتسكعوا في طرقات وشوارع المدينـة، وليركضوا خلف كل ما يمكن أن يكون مصدرا لحصولهم على بعض الدراهم ليقتنوا بها شيئا من الطعام أو بعضا من السجائر يحرقونها مع آمالهم في الحياة أو يستعملونها للعب القمار فيما بينهم.
"محمدية بريس حاولت أن تقترب أكثر من هؤلاء البؤساء الذين اصطلح على تسميتهم بـ"أطفال الشوارع" فحاورت بعضهم الذي عبّر عن آماله وأحلامه في أن يعيش يوما رجلا غنيا وأن يهاجر إلى أوروبا للحيـاة، وكشف عن معاناته اليومية وقضاء أوقات يومه الذي يتوزع بين التسكع في الشوارع لبيع "محارم جيب" والقمار واللعب..
اسباب ظاهرة اطفال الشوارع
لمعرفة اسباب هذه الظاهرة توجهت محمدية بريس للدكتور النفساني سمير لحلو وكان جوابه:
أسباب هذه الظاهرة تنحصر فى ثلاثه اتجاهات السبب الأول منها رئيسى والاخران مترتبان عليه وهم الاسرة وأصدقاء السوء والجهل فالأسرة هى الأرض التى تزرع فيها النبته وتتبع حالها فان كانت التربه طيبه صلحت الزرعة وان كانت سيئه تصبح النبته أسوأحالا وقد أثبت الطب النفسى أن الأسرة المفككه التى تنشب منها نيران الخلافات بينهما كثيرا والتى قد تكون فيها زوج أم أحيانا أو زوجه اب أحيانا اخرى أوقد يكون الاب والام متواجدان معا ولكن كلا منهما يتأهب الفرصه التى تسنح له بشن المعركه على الأخر كل هذا له أبلغ الأثر فى نفوس هؤلاء الأطفال الذين يفضلون الموت على أن يشبوا فى هذا المكان الذى هو أشبه عندهم بجحيم الأخرة فيهرعون الى الشارع الذى يصبح ملاذهم ومفرهم الوحيد ليلتقطهم من يتحكم فى مصيرهم بعد ذلك .أما أصدقاء السوء فلهم اليد العليا والأولى فى كل كارثه فحينما تغفل الأسرة عن طفلها وتحرمه من العطف والحنان فإنه يبحث عمن يستأنس به ويشاركه عذابه فتمد ايه أيادى رفاق السوء الذين أصبحوا بمثابه المدرسه المعلمه لكل الحرف السوداء التى تدمر كل ماتجده ومن أهم الاسباب أيضا التىتؤدى وتتسبب فى حدوث تللك الظاهرة جهل الاباء فحقا هى كارثه بمفردها فحينما ينتشر الجهل بين الأباء وينجبون الأطفال بكثرة لايفكرون فى مستقبلهم ومصيرهم الذى ينتظرهم ولايضعون فى حسبانهم أن هؤلاء الأطفال يريدون الطعام والشراب يريدون التعليم والتربيه يريدون الحنان والرحمه والعطف منهم ليس من أ؟حد غيرهم يريدون أبسط حقوقهم وهى معاملتهم كأدميين ميزهم الله كباقى الأدميين على وجه البسيطه .
mardi 11 octobre 2011
La décharge de Mesbahiat en cours de fermeture
Les déchets ménagers et assimilés sont encore déposés à proximité de l'ancienne décharge, représentant une menace pour l'écosystème.
La décharge publique Mesbahiat située au sud-ouest de Mohammedia à proximité d'une importante agglomération et de l'oued El Maleh, s'étend sur une superficie de 6 hectares. Elle avait constitué, depuis sa mise en service, en 1987, une véritable menace environnementale. Tous les déchets ménagers, industriels, banals et spécifiques, hospitaliers et médicaux « spécifiques et à risques ainsi que ceux des abattoirs y avaient toujours été déposés. Cet état de chose avait engendré de sérieux problèmes de santé publique représentant une véritable menace pour l'écosystème.
Des incidences notamment sur les eaux souterraines ainsi que sur l'air ont été constatées. Ainsi, les puits situés à proximité ont été affectés. Face aux risques encourus par cette décharge, les services concernés ont menés plusieurs actions qui ont enfin abouti à la fermeture définitive de la décharge Mesbahiat, source de pollutions diverses. Les travaux de réhabilitation de cette décharge se poursuivent, leur coût selon le chef de la cellule de l'environnement de la préfecture est estimé à 21 millions DH.
La réhabilitation définitive du site affecté passe obligatoirement par un drainage de la décharge pour récupérer les lixiviats, les traiter et les éliminer. Il faut aussi couvrir l'ensemble du site d'une importante couche de matériaux inertes en plus d'une couche de terre végétale pour procéder à son reboisement, prévoir un curage de fond de l'oued. Par la suite et pour revaloriser ce site, il convient de promouvoir le tourisme écologique et encourager des activités agricoles notamment le maraîchage. Si tous les efforts ont été menés pour une amélioration de l'environnement, comment alors expliquer que les déchets collectés continuent à être déposés à proximité de la décharge Mesbahiat actuellement en cours de réhabilitation. Selon un responsable de la commune, les déchets déposés sont évacués par la suite vers un autre lieu en attendant l'ouverture de la nouvelle décharge. Avant leur évacuation, les déchets déposés occasionnent les mêmes problèmes de dégradation de l'environnement et de santé publique.
La nouvelle décharge publique contrôlée, située au niveau de la commune rurale de Benyakhlef lieu dit Chaâba El Hamra, ne sera opérationnelle qu'en début de 2012. Le nouveau site présente de nombreux avantages, il est situé dans une zone vallonnée où se trouve une carrière d'argile rouge et uniquement deux petits douars de moins de 10 habitants chacun. Les points forts de ce nouveau site: « Alternance de terrains incultes (Doums) et terrains de mauvais rendement agricole, superficie disponible permettant un stockage de 50 ans, disponibilité de milieu récepteur des lixiviats traités, épaisseur importante des limons rouges à caractère imperméable sur plusieurs mètres, ce qui permettra la mise en place des infrastructures nécessaires pour une meilleure protection de l'environnement. Les habitants souhaitent que les problèmes de gestion des déchets ménagers délégataires dont l'entrée en service est le 1er novembre 2011 évitera les problèmes accumulés et respectera le cahier des charges.
Les associations témoignent
Abdelaziz Haïmeur, président de l'association Initiation et développement: la protection de l'environnement n'est plus un choix mais une nécessité car elle conditionne le développement. Comment expliquer la décision irréfléchie de continuer à déposer les déchets de Mohammedia non loin de l'ancienne décharge avant leur transfert. Les problèmes liés à l'environnement et à la santé des habitants n'ont pas été résolus. Plusieurs réclamations ont été déposées dans ce sens.
Driss Ichbouta, président de l'association Houria et solidarité : en attendant l'application de la loi sur les déchets ménagers et dangereux, les problèmes et risques « environnementaux et de santé continueront de se poser avec acuité. Les déchets déposés à proximité de l'ancienne décharge véhiculent une image peu reluisante de la ville. Le plus important est de veiller à une bonne gestion des déchets notamment leur traitement.
Sadir Abad, président de l'association des commerçants de Mesbahiat : le problème actuel réside dans le retard de l'ouverture de la nouvelle décharge Chaâba Al Hamra à Benyakhlef, ce qui explique les problèmes actuels de dépôt des déchets dans un site à côté de l'ancienne décharge. Toutes les actions menées doivent en principe aller vers une amélioration de l'environnement en parallèle avec les problèmes actuels et les avancées socio- économiques.
Publié dans: Actualitesjeudi 29 septembre 2011
Entretien avec Rabiaa Salhi, déléguée du ministère de l'éducation nationale a Mohammedia
«Nos priorités sont un encadrement scolaire et un soutien social adéquats»
La rentrée 2011-2012 coïncide avec l'arrivée à échéance du programme d'urgence 2009-2012 qui a pour objectif l'obligation de la scolarité jusqu'à 15 ans. Viennent ensuite l'approche pédagogique, la réhabilitation des écoles, la surcharge des classes, le transport etc.
Des points auxquels Rabiaâ Salhi a bien voulu répondre.
Le Matin : Quelles mesures concrètes ont été prises pour cette rentrée scolaire ?
Rabiaâ Salhi : La délégation du ministère de l'Éducation nationale (MEN) relevant de la préfecture de Mohammedia a pris toutes les dispositions nécessaires pour la réussite de l'actuelle rentrée scolaire.
Notre souci est de préserver les acquis, soutenir l'encouragement de la scolarisation, lutter contre la déperdition scolaire, œuvrer pour la promotion de l'enseignement et assurer un encadrement de qualité. Dans le cadre du plan d'urgence, des projets ont été réalisés notamment la construction de 11 salles pour l'enseignement préscolaire, l'aménagement de 12 salles pour l'enseignement primaire, l'extension de 6 salles de classes pour l'enseignement collégial, la création de deux collèges et d'une école primaire, l'aménagement de 6 établissements, la création de 9 terrains de sport et de 4 classes pour les enfants à besoins spécifiques, l'extension de 12 salles de deux lycées qualifiants, la création d'un lycée qualifiant et d'un centre provincial d'information, d'aide et d'orientation.
En dépit des efforts fournis, des difficultés subsistent et entravent la réalisation des objectifs liés à la qualité de l'enseignement ?
Pour faire face aux contraintes socio-économiques et garantir une meilleure offre de l'enseignement, nous avons pris une série de mesures pour offrir de meilleures conditions de scolarisation des élèves en général et des plus nécessiteux en particulier.
La délégation préfectorale du MEN veille au suivi des programmes, à l'amélioration de l'encadrement de la formation et des mesures d'accompagnement pédagogique. Le plus important est de développer les activités parascolaires, d'activer des clubs scolaires et d'opérer des actions de diagnostic et d'évaluation de soutien pédagogique. Un encadrement scolaire et un soutien social adéquats sont nos priorités.
Quelle stratégie a été adoptée pour améliorer l'approche pédagogique ?
L'amélioration des apprentissages de base repose sur 3 axes : la mise à niveau des infrastructures scolaires (aménagement, extension, création, équipement pédagogiques, scientifique et sportif), le renforcement des mécanismes d'inspection et d'encadrement de l'enseignement scolaire, la mise à niveau des prérequis professionnels en matière pédagogique chez le corps professoral via la programmation des sessions de formation en didactique de la matière, en orientation, en pédagogie d'intégration et en technique d'information et de communication.
L'initiative royale «1 million de cartables» a profité à combien d'élèves ?
Ce sont 29 591 élèves des écoles primaires publiques (tous niveaux confondus) et 5293 élèves des collèges des diverses communes rurales relevant de la préfecture de Mohammedia qui ont bénéficié de cette opération.
Le transport, les cantines scolaires, l'uniforme ont-ils été pris en considération ?
Dans le cadre du projet E 184 du programme d'urgence, l'égalité des chances d'accès à l'enseignement obligatoire a permis à 500 élèves des collèges des communes rurales de profiter du transport durant l'année scolaire 2011-2012. Dans le même sillage, 8 100 élèves des écoles primaires bénéficient de repas quotidiens dans les cantines scolaires. Des uniformes scolaires gratuits ont été fournis durant les deux premières années du plan d'urgence à 7 écoles primaires rurales et urbaines. Cette année le MEN n'a assuré que 30% du budget nécessaire à l'achat de l'uniforme scolaire. Les partenariats avec les différents acteurs socio-économiques permettront davantage de soutien social.
La rentrée scolaire coïncide avec l'arrivée à échéance du plan d'urgence, quel est le bilan des acquis ?
Dans l'ensemble, le bilan est positif puisqu'on a enregistré une nette amélioration dans les divers indicateurs de scolarité : diminution du taux d'abandon scolaire et de redoublement, nette augmentation dans le taux de réussite et dans les nouvelles inscriptions notamment en milieu rural.
Ce qui explique ces changements, c'est la mise en place du système de soutien pédagogique au profit de tous les élèves des écoles primaires et des collèges où on a noté des difficultés d'apprentissage en arabe, français et mathématique.
------------------------------------------------------------------------------------
Les réformes engagées
De nombreuses étapes ont été franchies par le Maroc dans le domaine de l'enseignement. Les réformes engagées visent la promotion de la qualité de l'enseignement public et son intégration dans l'environnement social et économique. La rentrée scolaire qui coïncide avec l'arrivée à échéance du programme d'urgence 2009-2012 sera marquée par de multiples actions relatives à la généralisation de la scolarisation, à la réhabilitation et la restructuration de certains établissements scolaires, au renforcement de la décentralisation et au soutien de la politique de proximité. Dans le cadre du programme d'urgence, plusieurs projets ont été réalisés. Objectif: mise à niveau de l'offre secondaire qualifiant, augmentation de la capacité d'accueil et l'initiative de l'excellence sans oublier la stratégie de redéploiement des ressources humaines.
Repères
La rentrée scolaire à Mohammedia et région
- Nombre de classes
- prévues dans le :
- Primaire
- Milieu urbain : 523
- Milieu rural : 357
- Collège :
- Milieu urbain : 321
- Milieu rural : 132
- Qualifiant : 294 en milieu urbain
- Qualifiant : 58 en milieu rural
Publié dans: Actualitesjeudi 22 septembre 2011
Histoire de la ville de Mohammedia (Fedala)
Sur la côte atlantique du Royaume, à 25 Km de Casablanca et à 65 Km de Rabat, se dresse dans la terre des Zénatas, une cité particulièrement favorisée par sa situation géographique et connue depuis les temps les plus anciens sous le nom de «FEDALA». Le 25 juin 1960, Feu Mohammed V la baptisa MOHAMMEDIA à l’occasion de la pose de la première pierre de la raffinerie de pétrole SAMIR.
Tous les auteurs qui se sont penchés sur l’histoire de de «FEDALA» ont essentiellement mis l’accent sur son site portuaire qui fut à l’origine de l’implantation de la ville et de la pénétration étrangère.
D’après le géographe italien Graberg de Hemso et aussi d’après Godard, «Fédala» qui viendrait de «Fadl Allah» signifie «présent de Dieu» est mentionnée par le géographe arabe El Idrissi dans sa description du littoral. Bien avant lui, le géographe andalou Obeid Allah El Bakri (Dynastie des
Almoravides) faisait état de Fédala comme étant le littoral du pays des Tamesna.
Aux 14ème et 15ème siècles, les marchands chrétiens de la Méditerranée visitaient le port de Fédala où ils faisaient le négoce des céréales et des fruits secs. Certains historiens attribuent aux portugais la paternité des vieilles maisons à l’intérieur de la Kasbah Mais c’est en 1773 que le Sultan Sidi Mohamed Ben Abdellah eut l’idée de faire de Fédala un entrepôt des céréales de la province des Tamesna. Il y fit construire une mosquée et de vastes magasins pour les marchands.
Pendant la période précoloniale, la concurrence entre les puissances occidentales pour s’assurer l’exploitation économique de l’Afrique fut à l’origine de la concentration des intérêts des ressortissants européens dans les ports du Maroc.
Tous les auteurs qui se sont penchés sur l’histoire de de «FEDALA» ont essentiellement mis l’accent sur son site portuaire qui fut à l’origine de l’implantation de la ville et de la pénétration étrangère.
D’après le géographe italien Graberg de Hemso et aussi d’après Godard, «Fédala» qui viendrait de «Fadl Allah» signifie «présent de Dieu» est mentionnée par le géographe arabe El Idrissi dans sa description du littoral. Bien avant lui, le géographe andalou Obeid Allah El Bakri (Dynastie des
Almoravides) faisait état de Fédala comme étant le littoral du pays des Tamesna.
Aux 14ème et 15ème siècles, les marchands chrétiens de la Méditerranée visitaient le port de Fédala où ils faisaient le négoce des céréales et des fruits secs. Certains historiens attribuent aux portugais la paternité des vieilles maisons à l’intérieur de la Kasbah Mais c’est en 1773 que le Sultan Sidi Mohamed Ben Abdellah eut l’idée de faire de Fédala un entrepôt des céréales de la province des Tamesna. Il y fit construire une mosquée et de vastes magasins pour les marchands.
Pendant la période précoloniale, la concurrence entre les puissances occidentales pour s’assurer l’exploitation économique de l’Afrique fut à l’origine de la concentration des intérêts des ressortissants européens dans les ports du Maroc.
Dans la région de Fédala, ce sont des Allemands du nom de Mannesmann qui, dés 1902, firent l’acquisition d’une grande superficie de terres qu’ils mirent en exploitation par le système des associés agricoles.
Le Traité du 4 novembre 1911 entre la France et l’Allemagne sur le partage de l’Afrique obligea les Mannesmann à abandonner les terres en leur possession au profit des industriels français Georges et Jacques Hersent qui comprirent l’intérêt de l’existence d’une rade naturelle, favorable à la création d’un grand port aux moindres frais.
En 1912, le groupe Hersent créa la compagnie du port à laquelle succéda en 1914 une compagnie concessionnaire.
La croissance rapide de la ville s’amorça autour du port, ce qui permit le développement de diverses industries, telles que les conserveries des produits de la pèche, de l’agro-industrie, des végétaux, de l’industrie tics métaux, la tannerie, le textile, etc.
Mais l’essor véritable du port vient du choix qu’en ont fait dés 1933 plusieurs grandes sociétés pétrolières pour l’importation de leurs produits au Maroc. Les besoins croissants du pays en hydrocarbures et la création en 1960 de la raffinerie SAMIR confirmèrent sa fonction de premier port pétrolier du Maroc.
L’activité industrielle implantée aux environs du port devait donner naissance au développement de la ville à une cadence accélérée. A l’exception de la Kasbah qui reste le centre traditionnel de la ville, de nouveaux quartiers furent construits, notamment la ville basse résidentielle et la cité ouvrière d’El Alia (la ville haute).
Publié dans: Histoirejeudi 15 septembre 2011
Mohammedia : Collecte des déchets retour à la gestion «en régie»
- TECMED NE VA PAS AU BOUT DE SON CONTRAT
- AGENTS COMMUNAUX EN ATTENDANT QUE SITA EL BEIDA PRENNE LA RELÈVE DÉBUT NOVEMBRE
STOP à la négligence! Les habitants de Mohammedia ne peuvent plus supporter le laisser-aller de la commune et du délégataire Tecmed qui a décidé, il y a quelques jours, de ne plus collecter les déchets ménagers de la ville. Pour exprimer sa colère, un collectif d’associations et d’habitants mobilisant plusieurs dizaines de personnes a organisé, jeudi 8 septembre, un sit-in devant le siège de la commune urbaine. Objectif, «manifester pour la propreté de la ville des roses».
Aujourd’hui, Mohammedia a du mal à se débarrasser de ses ordures. Difficile pour le président de la commune, Mohamed M’fadel, de trouver une solution pour ces 50 jours restants du contrat avec l’espagnol Tecmed. Pour apaiser les tensions, M’fadel a réuni les manifestants-contestataires et le patron de Sita El Beida, Thomas Forgacs, qui ont signé un accord. Au terme de cette rencontre, il a été convenu d’impliquer la société civile dans la propreté de la ville. En attendant le démarrage du nouveau contrat avec Sita El Beida le 1er novembre prochain (voir aussi L’Economiste, édition n° 3588 du 4 août 2011), la commune travaillera avec les moyens du bord. Ce sont, en effet, des agents communaux qui s’occuperont de la collecte des ordures. Pour ce faire, 12 camions et quatre trax ont été mobilisés. Selon M’fadel, «Tecmed n’a plus les moyens de travailler et ne veut plus investir comme cela a été fixé dans le cahier des charges». Sur la question des arriérés, le président précise que «la commune est prête à régler les 30 millions de DH d’arriérés, mais le management du délégataire ne veut même pas se mettre à table avec l’autorité délégante pour régulariser la situation et trouver un compromis».
En clair, rien ne va plus entre les deux parties. M’fadel vient d’adresser une lettre au ministère de l’Intérieur pour engager la procédure de résiliation de contrat. En parallèle, la filiale du groupe Suez Environnement, Sita El Beida, se prépare pour prendre la relève. L’équipe qui sera mobilisée à Mohammedia assurera la collecte des déchets ménagers et des gravats ainsi que la propreté des plages, et ce, sur une durée de 7 ans. Selon le patron du futur délégataire, Forgacs, «le matériel que nous proposons est plus adapté et n’existait pas auparavant». Les investissements de Sita El Beida s’élèveront à 20 millions de DH sur toute la durée du contrat. L’entreprise mobilisera 30 véhicules et engins, 2.000 bacs (pour la première année) et 45 caissons de 6 m3.
Publié dans: Actualites






